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In Anbetracht der Komplexität der Interpretation der französischen Rechtssprache, haben wir uns entschlossen, die juristischen Informationen, die wir regelmässig herausgeben, nicht zu übersetzen. Hingegen, für jede Beratung in Bezug auf eine besondere Situation, laden wir Sie ein, mit uns Kontakt aufzunehmen damit wir Ihnen bei der Erklärung der Rechtsgebung in Bezug auf Ihr Projekt oder Ihren Fall helfen können.
     
------------------------------ L'IMMEUBLE - droits et obligations ------------------------------
LE DOSSIER DE DIAGNOSTIC TECHNIQUE


LE DOSSIER DE DIAGNOSTIC TECHNIQUE




INTRODUCTION


Contenu :

L’ordonnance n° 2005-655 du 8 juin 2005 modifiée par la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 ont regroupé en un seul document, appelé « dossier de diagnostic technique », l’ensemble des états, constats et diagnostics exigés à l’occasion des ventes ou des locations de biens immobiliers.

En cas de vente, le nouvel article L 271-4 du Code de la construction et de l’habitation prévoit l’obligation pour le vendeur d’annexer à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte authentique de vente un « diagnostic technique unique » qui devra à terme comporter :

 - le constat de risque d'exposition au plomb

 - l'état mentionnant la présence ou l'absence de matériaux ou produits contenant de l'amiante

 - l'état relatif à la présence de termites dans le bâtiment

 - l'état de l'installation intérieure de gaz

 - l'état des risques naturels et technologiques

 - le diagnostic de performance énergétique

 - l’état de l’installation intérieure d’électricité à compter du 1er janvier 2009

 - le contrôle de l’installation d’assainissement non collectif à compter du 1er janvier 2013


Sanction de l’absence d’un diagnostic valable en cas de vente :

En l'absence, lors de la signature de l'acte authentique de vente, d'un des diagnostics nécessaires en cours de validité, un nouveau document doit être annexé. A défaut, le vendeur ne pourra s'exonérer de la garantie des vices cachés correspondante.

A noter toutefois certaines particularités :

 - pour le diagnostic de performance énergétique, ses informations n’ayant qu’une valeur informative, l'acquéreur ne peut s’en prévaloir à l'encontre du propriétaire.
 - pour l’état des risques, l'acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.


Location :

Actuellement sont à produire lors de l’établissement d’un contrat de location :

 - le diagnostic de performance énergétique
 - l’état des risques naturels et technologiques
 - le constat plomb (depuis le 12 août 2008)


Validité :

La durée de validité des documents est fixée par décret en fonction de la nature du diagnostic.

Si l'un de ces documents produits lors de la signature de la promesse de vente n'est plus en cours de validité à la date de la signature de l'acte authentique de vente, un nouveau document réalisé en remplacement du premier sera annexé.


Etablissement des diagnostics :

Depuis le 1er novembre 2007, les professionnels chargés de réaliser le dossier de diagnostic technique doivent répondre à certaines conditions de compétence, d’assurance, d’impartialité et d’indépendance.

L’assurance est destinée à couvrir les conséquences d'un engagement de leur responsabilité en raison de leurs interventions.

Les professionnels ne doivent avoir aucun lien de nature à porter atteinte à leur impartialité et à leur indépendance ni avec le propriétaire ou son mandataire qui fait appel à eux, ni avec une entreprise pouvant réaliser des travaux sur les ouvrages, installations ou équipements pour lesquels il leur est demandé d'établir l'un des diagnostics.


Nous vous proposons de développer pour chacun de ces diagnostics leur champ d’application et les obligations en découlant, leurs éventuelles exceptions, leur application en copropriété et location ainsi que leur durée de validité.



I – PLOMB



Le constat de risque d'exposition au plomb (CREP) est prévu aux articles L. 1334-5 et L. 1334-6 du Code de la santé publique. Le dispositif instauré par la loi du 29 juillet 1998 a été réformé dernièrement par la loi n° 2004-806 du 9 août 2004 et la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006.

Le CREP consiste à repérer les revêtements contenant du plomb mais également les facteurs de dégradation du bâti qui sont à l’origine de l’aggravation du risque d’intoxication. Il est accompagné d’une notice d’information.

Les résultats du CREP doivent permettre de connaître non seulement le risque immédiat lié à la présence de revêtements dégradés contenant du plomb (qui génèrent spontanément des poussières ou des écailles pouvant être ingérées par un enfant), mais aussi le risque potentiel lié à la présence de revêtements en bon état contenant du plomb (encore non accessible).

Le diagnostic est obligatoirement produit lors des ventes de tout ou partie de bâtiments à usage d’habitation construits avant le 1er janvier 1949, consenties sur l’ensemble du territoire national.


Cas particuliers :

 - immeubles en copropriété : le constat porte exclusivement sur les parties privatives affectées au logement. Toutefois les parties communes devront avoir fait l’objet d’un tel constat avant le 12 août 2008, voire même sans délai en cas de réalisation de travaux altérant les revêtements.

 - division d’immeuble en logements : toute division d’immeuble en vue de créer des locaux à usage d’habitation est interdite si cette opération n’a pas été précédée d’un CREP.


Obligation générale de lutte contre le saturnisme :

En dehors de toute vente, le propriétaire est amené à jouer un rôle dans la lutte contre le saturnisme.

Ainsi, lorsqu’un diagnostic sur le risque d’intoxication au plomb est décidé par le préfet, le propriétaire se doit de laisser un libre accès à l’immeuble pour que les recherches soient faites (préfet informé d’un cas de saturnisme infantile).

Par ailleurs, le propriétaire peut être contraint à effectuer certains travaux pour faire disparaître ce risque d’intoxication. La notification émanant du préfet décrit la nature, le délai dans lequel les travaux doivent être réalisés ainsi que les modalités d’occupation et de l’éventuel hébergement.

Enfin, lorsque le CREP se révèle positif, le propriétaire a l’obligation d’informer les occupants et les personnes amenées à réaliser des travaux dans l’immeuble. Il devra bien entendu procéder aux travaux appropriés pour supprimer le risque d'exposition, tout en garantissant la sécurité des occupants.


Location :

Le propriétaire auquel le préfet a communiqué les résultats de l’enquête environnementale et du diagnostic plomb, n’avait pas jusqu'à présent l’obligation d’informer les locataires de l’immeuble sur le risque de saturnisme. La seule information que ceux-ci pouvaient obtenir résultait des textes relatifs au logement décent.

Depuis le 12 août 2008, les bailleurs ont l’obligation d’annexer un CREP à tout nouveau contrat de location d’un immeuble d’habitation construit avant le 1er janvier 1949. Toute absence constitue un manquement aux obligations particulières de sécurité et de prudence susceptible d'engager la responsabilité pénale du bailleur. Le constat est à la charge du bailleur, nonobstant toute convention contraire.


Validité :

Le CREP dispose d’une validité d’un an (6 ans dans le cadre d’une location). Toutefois cette validité est permanente en cas d’absence de revêtements contenant du plomb ou bien en cas de présence à des concentrations inférieures aux seuils réglementaires.



II – AMIANTE



L'état mentionnant la présence ou l'absence de matériaux ou produits contenant de l'amiante est prévu à l'article L. 1334-13 du Code de la santé publique. Le dispositif mis en place en 1996 a été modifié dernièrement par le décret n° 2006-1114 du 5 septembre 2006 ainsi que par le décret n° 2006-1675 du 22 décembre 2006.

Le diagnostic comprend :

 - la localisation précise des matériaux et produits contenant de l'amiante
 - l'enregistrement de l'état de conservation de ces matériaux
 - l'enregistrement des travaux de retrait ou de confinement de ces matériaux
 - les consignes générales de sécurité à l'égard de ces matériaux
 - une fiche récapitulative

Les mesures de protection consistant en des obligations mises à la charge des propriétaires d’immeubles bâtis, il convient de les examiner en distinguant les obligations ponctuelles des obligations systématiques :


Obligations ponctuelles :

Au nombre de 2, elles concernent tous les immeubles bâtis, sans distinction et quel que soit leur usage, dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.

L’une intervient lors de la vente de l’immeuble et constitue l’innovation du décret du 03 mai 2002. Le vendeur doit produire à la date de signature du compromis, un constat précisant la présence ou l’absence de matériaux et produits contenant de l’amiante. Ce constat indique, le cas échéant, la localisation et l’état de conservation de ces derniers et sera annexé à la promesse et à l’acte authentique de vente.

L’autre intervient lors de la démolition de l’immeuble, le décret imposant au propriétaire d’effectuer un repérage des produits et matériaux susmentionnés et d’en transmettre les résultats à toutes les personnes appelées à intervenir sur le chantier.


Obligations systématiques :

Au nombre de 2 également, leur champ d’application diffère selon le type de l’immeuble.

Tout d’abord, il existe une obligation de recherche et de détection des risques à la charge des propriétaires, à l'exception des immeubles à usage d'habitation comprenant un seul logement.

Ainsi, ils doivent procéder à la recherche de flocages contenant de l'amiante pour les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1980. Ils doivent également rechercher la présence de calorifugeages contenant de l'amiante pour les immeubles construits avant le 29 juillet 1996 et la présence de faux plafonds contenant de l'amiante dans les immeubles construits avant le 1er juillet 1997.

En cas de présence de ces matériaux, il est procédé à la vérification de leur état de conservation. En fonction de celui-ci, le propriétaire devra soit procéder à un contrôle périodique de l'état de conservation de ces matériaux, soit à une surveillance du niveau d'empoussièrement, soit à des travaux de confinement ou de retrait de l’amiante.

Depuis le 1er juin 2005, les entreprises amenées à effectuer des travaux de confinement ou de retrait d’amiante doivent fournir un certificat délivré sur la base de l’unique référentiel technique fixé par la norme NF X 46-010. La liste des entreprises certifiées peut être consultée sur le site www.qualibat.com.


Cas particulier :

En copropriété, l'état concerne les parties privatives du ou des lots vendus, mais doit être accompagné par la fiche récapitulative du "dossier technique Amiante" qui doit avoir été réalisé pour l'immeuble et doit être fourni par le syndic. Il n'a à être établi qu'une seule fois. Tant que la recherche n'a pas été faite à la demande du syndicat des copropriétaires, la responsabilité du vendeur est limitée aux seules parties privatives.


Location :

En matière de location, aucun diagnostic amiante n’est actuellement à produire.


Validité :

Le diagnostic amiante dispose d’une validité permanente.



III – TERMITES



L’état relatif à la présence de termites dans le bâtiment est prévu à l'article L. 133-6 du Code de la construction et de l’habitation. Le régime de lutte et de protection contre les termites et autres insectes xylophages a été institué par la loi n° 99-471 du 8 juin 1999 modifiée dernièrement par la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006.

Le diagnostic est obligatoire pour tout bien immobilier vendu, quelque soit son type et son usage, situé dans une zone délimitée par arrêté préfectoral comme étant contaminée par des termites ou susceptible de l'être à court terme. Nous vous conseillons de consulter la mairie du lieu de situation du bien ainsi que la carte des zones et départements à risque (notamment sur le site www.termites.com.fr).


Cas particuliers :

En copropriété, l'état relatif aux termites porte exclusivement sur la partie privative du lot. Le diagnostiqueur n'en est pas moins tenu de collecter préalablement à son intervention les informations concernant le bâtiment et examiner lors de la visite, l'ensemble des niveaux et la totalité des pièces et volumes. Il doit procéder à un examen visuel minutieux de l'ensemble des éléments et ouvrages constituant le bâtiment, et procéder à des sondages sur les ouvrages en bois.


Obligation générale de lutte contre les termites :

Tout occupant d'immeuble est tenu de signaler à sa mairie la présence d'un foyer de termites. Le maire peut ordonner à un propriétaire d'effectuer des recherches et travaux préventifs contre les termites (recherche sur injonction du maire ou recherche effectuée d’office après autorisation du juge).

Le non-respect des obligations de signalement et de traitement est sanctionné pénalement.

A noter que des subventions peuvent être accordées pour le diagnostic technique préalable ainsi que pour les travaux préventifs ou curatifs.


Location :

En matière de location, aucun état relatif à la présence de termites n’est actuellement à produire.


Validité :

Le diagnostic dispose d’une durée de validité de 6 mois.



IV – GAZ



L'état de l'installation intérieure de gaz est prévu à l'article L. 134-6 du Code de la construction et de l’habitation. Le dispositif instauré par la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003 a été modifié dernièrement par la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006.

Le diagnostic gaz est obligatoire depuis le 1er novembre 2007 lors de la vente de tout ou partie d’un immeuble affecté à l’habitation comportant une installation intérieure au gaz réalisée depuis plus de quinze ans. Sont également concernées les installations comprises dans les dépendances des parties privatives. Le type de gaz n’a aucune incidence.

Ce diagnostic doit présenter un état de cette installation en vue d'évaluer les risques pouvant compromettre la sécurité des personnes et porte sur les points de contrôle suivants :

 - contrôle des appareils de chauffage et de production d’eau chaude alimentés par le gaz.
 - contrôle des tuyauteries fixes d’acheminement du gaz et leurs accessoires.
 - contrôle de l’aération des locaux et de l’évacuation des produits de combustion.

Il est réalisé sans démontage d’éléments des installations.

En cas d'absence de diagnostic de conformité gaz lors de la vente d'un logement, le vendeur encourt des sanctions civiles (généralement la mise en conformité de l'installation existante), sans compter l’éventuelle mise en œuvre de la garantie des vices cachés.


Cas particuliers :

Deux documents peuvent tenir lieu d’état de l'installation intérieure de gaz, dès lors qu'ils ont été établis depuis moins de trois ans à la date à laquelle l'état doit être produit :

 - le certificat de conformité aux règles techniques et de sécurité effectué par un organisme agréé.
 - le diagnostic réalisé avant le 1er novembre 2007 dans le cadre d'opérations organisées par les distributeurs de gaz.

Lorsque le bien vendu est situé dans un immeuble en copropriété, l’état ne porte que sur les parties privatives et leurs dépendances.


Location :

En matière de location, aucun diagnostic gaz n’est actuellement à produire. Un projet est toutefois en cours de préparation.


Validité :

Le diagnostic dispose d’une durée de validité de trois ans.



V – RISQUES NATURELS ET TECHNOLOGIQUES



L’état des risques naturels et technologiques est prévu à l’article L. 125-5 du Code de l’environnement introduit par la loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003. Le dispositif a été modifié dernièrement par le décret n° 2007-397 du 22 mars 2007.

L’état des risques est obligatoire pour tout ou partie d’un bien vendu, quelque soit son type et son usage, situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques (PPRT) ou par un plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN), prescrit ou approuvé, ou situé dans des zones de sismicité définies par décret.

Etabli à partir des informations mises à disposition par le préfet, le document informe l'acquéreur potentiel de l'existence dans la zone concernée des risques visés par ce plan ou ce décret.

Le préfet arrête la liste des communes concernées par un plan de prévention et pour chacune d’elles la liste des risques et des documents à prendre en compte.

A chaque arrêté communal le préfet annexe :

 - la liste des risques naturels prévisibles et des risques technologiques à prendre en compte.
 - des extraits cartographiques des documents de référence permettant de délimiter des parties du territoire communal homogènes au regard de l’exposition des risques et de localiser les biens.
 - une fiche synthétique décrivant les risques.
 - le cas échéant le niveau de sismicité de la commune (ou la carte régionale du zonage sismique indiquant le découpage cantonal et le détail des niveaux de sismicité).


Le Plan de Prévention des Risques (PPR) :

Le PPR, institué par la loi n°95-101 du 2 février 1995, a pour objet d'analyser et de délimiter les zones exposées sur un territoire déterminé, de privilégier le développement sur les zones exemptes de risques ou bien d'introduire des prescriptions en matière d'urbanisme, de construction et de gestion dans les zones à risques.

Servitude d'utilité publique obligatoirement annexée au plan local d’urbanisme (PLU), le PPR s'impose à tous : particuliers, entreprises, collectivités, ainsi qu'à l'Etat. Dans tous les cas, les dispositions du P.P.R. doivent être respectées pour la délivrance des autorisations d'utilisation du sol (permis de construire, lotissement, ZAC, plantations, camping...).

Le PPR est la seule procédure spécifique à la prise en compte des risques naturels dans l'aménagement. La loi instituant les PPR abroge les anciennes procédures de prise en compte des risques naturels dans l'aménagement.

Les objectifs recherchés sont notamment :

 - de ne plus accroître le nombre de constructions et aménagements nouveaux installés en zone à risque fort.
 - de réduire la vulnérabilité de ceux qui sont déjà réalisés en zone exposée.
 - de ne pas aggraver les risques ni en provoquer de nouveau.


Location :

En cas de mise en location de l'immeuble, l'état des risques naturels et technologiques est annexé au contrat de location.


Validité :

L’article R. 125-26 du code de l’environnement précise que cet état doit avoir été établi depuis moins de 6 mois avant la date de conclusion de la promesse de vente ou de l’acte réalisant ou constatant la vente.

A noter qu’en l’absence d’état des risques annexé, l'acquéreur peut poursuivre la résolution du contrat ou demander au juge une diminution du prix.


Remarques :

Les documents et dossiers mentionnés peuvent être consultés dans les mairies des communes intéressées, à la préfecture ou sous-préfectures du département, ainsi que sur le site www.prim.net (rubrique « information acquéreur et locataire » puis « accès aux informations mises en ligne par les préfectures »).

Si, après la promesse de vente, la parcelle sur laquelle est implanté l'immeuble est inscrite dans une zone à risques naturels ou technologiques, le dossier de diagnostic technique est complété lors de la signature de l'acte authentique de vente par un état des risques mis à jour.

Lorsqu'un immeuble bâti a subi un sinistre ayant donné lieu au versement d'une indemnité d’assurance pour les dommages résultant de catastrophes naturelles ou technologiques, le vendeur ou le bailleur de l'immeuble est tenu d'informer par écrit l'acquéreur ou le locataire de tout sinistre survenu pendant la période où il a été propriétaire de l'immeuble ou dont il a été lui-même informé en sa qualité d’acquéreur. En cas de vente de l'immeuble, cette information est mentionnée dans l'acte authentique constatant la réalisation de la vente.



VI – PERFORMANCE ENERGETIQUE



Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est prévu à l'article L. 134-1 du Code de la construction et de l’habitation. Le dispositif instauré par l’ordonnance n° 2005-655 du 8 juin 2005 a été modifié dernièrement par la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 et par le décret n° 2008-461 du 15 mai 2008

Mis en place le 1er novembre 2006, le diagnostic comprend :

 - les caractéristiques pertinentes du bâtiment ou de la partie de bâtiment.
 - un descriptif des équipements de chauffage ou de refroidissement.
 - la quantité d'énergie effectivement consommée ou estimée pour une utilisation standardisée.
 - une classification en fonction de valeurs de référence afin que les consommateurs puissent comparer et évaluer sa performance énergétique (« étiquette énergie »).
 - des recommandations destinées à améliorer cette performance.
 - l’évaluation de la quantité d'émissions de gaz à effet de serre liée à la quantité annuelle d'énergie consommée ou estimée (« étiquette climat ») avec informations de sensibilisation.

Le DPE est obligatoire pour la vente de tout ou partie d’un bâtiment clos et couvert, quelque soit le type et l’usage de ce dernier.

Il est précisé que l'acquéreur ne peut se prévaloir à l'encontre du propriétaire des informations contenues dans le DPE, qui n'a qu'une valeur informative. Ainsi, en l’absence de DPE lors de la conclusion d’une vente, le vendeur pourra tout de même s’exonérer de la garantie des vices cachés. Toutefois, ce dernier pourra toujours voir sa responsabilité engagée pour non-respect de son obligation légale d’information envers l’acquéreur.


Biens immobiliers exclus :

 - immeubles à construire
 - les constructions provisoires prévues pour une durée d’utilisation égale ou inférieure à 2 ans.
 - les bâtiments indépendants dont la surface hors oeuvre brute est inférieure à 50 mètres carrés.
 - les bâtiments à usage agricole, artisanal ou industriel, autres que les locaux servant à l'habitation, qui ne demandent qu'une faible quantité d'énergie pour le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire ou le refroidissement.
 - les bâtiments servant de lieux de culte.
 - les monuments historiques classés ou inscrits à l'inventaire en application du code du patrimoine.
 - les bâtiments ou parties de bâtiments non chauffés ou pour lesquels les seuls équipements fixes de chauffage sont des cheminées à foyer ouvert, et ne disposant pas de dispositif de refroidissement des locaux.
 - les bâtiments ou parties de bâtiments résidentiels qui sont destinés à être utilisés moins de quatre mois par an.


Cas particulier :

En copropriété, le DPE est établi pour le ou les lots en vente, mais avec des informations nécessairement fournies par le syndic s'il y a lieu sur l'installation de chauffage, climatisation et/ou de production d’eau chaude collective.


Location :

Lorsque l'immeuble est offert à la location, le propriétaire doit tenir le DPE à la disposition de tout candidat locataire qui en fait la demande. Le document doit être fourni lors de la signature du contrat de location ou de son renouvellement. Dans le cas d'une location à caractère saisonnier, le propriétaire peut ne remettre qu'une partie des informations mentionnées.


Validité :

Le diagnostic dispose d’une durée de validité de 10 ans.



VII – ELECTRICITE



L'état de l'installation intérieure d'électricité est prévu à l'article L. 134-7 du Code de la construction et de l’habitation. Le dispositif a été modifié dernièrement par la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006, par le décret n° 2008-384 du 22 avril 2008 ainsi que par 2 arrêtés ministériels du 8 juillet 2008.

Son entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2009.

Il est à produire en cas de vente de tout ou partie d'un immeuble à usage d'habitation lorsque l’installation électrique intérieure a été réalisée depuis plus de quinze ans.

Le diagnostic devra être réalisé dans les parties privatives des locaux à usage d'habitation et leurs dépendances, en aval de l'appareil général de commande et de protection de l'installation électrique propre à chaque logement, jusqu'aux bornes d'alimentation ou jusqu'aux socles des prises de courant. Il devra aussi vérifier l'adéquation des équipements fixes aux caractéristiques du réseau et les conditions de leur installation au regard des exigences de sécurité.

Il devra notamment vérifier l’existence et les caractéristiques de l’appareil général de commande et de protection et de son accessibilité, ainsi que l’existence d'au moins un dispositif différentiel de sensibilité appropriée aux conditions de mise à la terre, à l'origine de l'installation électrique, d'un dispositif de protection contre les surintensités adapté à la section des conducteurs, sur chaque circuit ainsi que d'une liaison équipotentielle et d'une installation électrique adaptées aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une douche.

L'état de l'installation intérieure d'électricité devra identifier les matériels électriques inadaptés à l'usage ou présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension, ainsi que les conducteurs non protégés mécaniquement.


Cas particuliers :

Pourra faire office d’état de l’installation intérieure d’électricité :

- l’attestation de conformité délivrée par l’installateur et visée par un organisme agréé (ou la déclaration de l’organisme attestant qu’il a visé une attestation), dès lors qu’elle aura été établie depuis moins de 3 ans

- ou le diagnostic de moins de 3 ans, réalisé avant le 1er janvier 2009 dans le cadre d’opérations organisées par des distributeurs d’électricité et définies par arrêté.

Un arrêté est notamment attendu concernant la définition de la méthodologie applicable et le modèle de diagnostic.

En copropriété, l'état relatif à l’installation d'électricité portera exclusivement sur la partie privative du lot.


Location :

En matière de location, le diagnostic portant sur l’installation électrique pourrait être exigé au cours des prochaines années.


Validité :

Le diagnostic dispose d’une durée de validité de trois ans.



VIII – ASSAINISSEMENT NON-COLLECTIF



Le diagnostic établi à l'issue du contrôle d’une installation d'assainissement non-collectif est prévu à l’article L. 1331-11-1 du Code de la santé publique, modifié dernièrement par la loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 (« loi sur l’eau »).

Son entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2013. A cette date, toutes les installations individuelles d’assainissement devront, en effet, avoir été contrôlées par les communes. L’assainissement non-collectif désigne par défaut tout système d’assainissement effectuant la collecte, le pré-traitement, l’épuration, l’infiltration ou le rejet des eaux domestiques des immeubles non raccordés au réseau public d’assainissement.

Le document sera requis lors de la vente d’une maison ou d’un immeuble d’habitation non raccordé au réseau public de collecte des eaux usées. L’acquéreur sera ainsi en mesure de s’assurer de la conformité et du bon fonctionnement du système.

Il sera établi sous la responsabilité de la commune, à l'occasion du contrôle des équipements qui devra être effectué pour ces immeubles ou maisons au plus tard le 31 décembre 2012.

Les agents du service d'assainissement ont accès aux propriétés privées notamment pour procéder, selon les cas, à la vérification ou au diagnostic des installations d'assainissement non collectif en application de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales.

Cette mission de contrôle est effectuée soit par une vérification de la conception et de l'exécution des installations réalisées ou réhabilitées depuis moins de huit ans, soit par un diagnostic de bon fonctionnement et d'entretien pour les autres installations, établissant, si nécessaire, une liste des travaux à effectuer. Les contrôles ultérieurs seront ensuite espacés de 8 ans maximum.

En cas de travaux nécessaires, les propriétaires seront contraints de les effectuer dans un délai de 4 ans. Le cas échéant le maire de la commune, au titre de son pouvoir de police, pourra les faire exécuter à leurs frais.


Remarques :

Les travaux imposés sont soumis au taux réduit de TVA à 5,5% et les particuliers peuvent bénéficier sous certaines conditions d’aides de l’Agence Nationale de l’Habitat. Par ailleurs, les communes peuvent choisir de prendre en charge la réalisation ou la réhabilitation des installations d’assainissement non collectif. Les propriétaires s’acquitteront alors d’une redevance correspondant au service rendu, en tenant compte des éventuelles subventions versées à la collectivité par les agences de l’eau et les conseils généraux.


Location :

En matière de location, le diagnostic portant sur l’assainissement pourrait être exigé au cours des prochaines années.


Validité :

La durée de validité de ce document sera fixée ultérieurement par décret.




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